La gestion d’un pays ou d’une municipalité obéit aux mêmes lois, principes et contraintes. La différence réside dans l’échelle : gouverner un pays exige davantage, car les enjeux y sont plus vastes et plus complexes que dans une municipalité, entité plus restreinte. Pour bien diriger un pays, l’équipe au pouvoir doit d’abord disposer d’une vision claire et intelligente du développement, puis d’un plan rationnel qui trace la voie à suivre. Elle doit surtout avoir la volonté de réussir, portée par des citoyens de qualité qui en font partie.
Cette vision du changement doit être guidée par un souci constant du bien-être de la population. Elle se traduit par des politiques publiques cohérentes, des décisions éclairées, des mesures administratives appropriées et des projets d’infrastructures diversifiés.
Dans une perspective de développement global, articulée aux niveaux régional, départemental et communal, un pays comme Haïti ne peut relever ses immenses défis sans coordination. Changer sans cesse de personnel à chaque transition politique, dans un cycle interminable d’instabilité, ne peut en aucun cas résoudre la situation catastrophique dans laquelle le pays s’enfonce depuis plusieurs décennies.
Le pouvoir central, départemental et communal doit avancer sur la même longueur d’onde, autour d’une vision de développement partagée et de plans d’exécution concertés et intelligents sur l’ensemble du territoire.
L’Initiative Citoyenne pour le Changement croit fermement que la transformation d’Haïti passe par une conférence nationale, l’élaboration d’une grande vision de développement économique, politique, social et culturel, ainsi que par l’émergence d’une nouvelle classe de dirigeants formés de citoyens de qualité.
Le document Haïti, vision 2054 de l’Initiative Citoyenne pour le Changement constitue une tentative de réponse : une voie nouvelle pour aborder l’avenir du pays avec plus de sérénité et d’espoir. En 2054, année du deux-cent-cinquantième anniversaire de l’indépendance, Haïti ne doit pas se retrouver encore dans la division, la corruption, l’impunité, le banditisme et la misère.
Si, le 18 novembre 1803, nos ancêtres nous ont offert, par le feu et le sang, la liberté et la dignité, alors en 2026, notre génération doit montrer l’exemple en luttant avec détermination contre le népotisme, le populisme, la corruption, l’impunité et le banditisme.
Reynald Orival, Pres ICC, Coord adj ECO-MS