Quelques heures avant le premier match de la sélection haïtienne, on a assisté à un déferlement et à un enthousiasme inhabituel dans les rues de la capitale mondiale de la liberté. Toutes les strates de la population se sont donné rendez-vous pour une ambiance indescriptible qui se traduit par un appui inconditionnel. Malgré la distance, la magie des réseaux sociaux permet d'atteindre les cœurs des impliqués.
La volonté de changer la ville est bien vivante ; il manque seulement une étincelle pour l'exploser positivement. On a besoin constamment de ces énergies pour faire des Gonaïves ce coin exemplaire de propreté, de tourisme, de sports et d'infrastructures. Cette ville a besoin des uns et des autres pour qu'elle se tienne debout. Le simple fait de la garder propre est déjà énorme.
Les médias locaux peuvent allumer le feu de ce combite qui passera par une gestion individuelle des détritus. Chaque citoyen doit être conscient de sa responsabilité, et les autorités pourront capitaliser sur ce niveau de sagesse. De beaux détails progressent souvent pour devenir de grosses réalisations. Si chaque citoyen décide de planter un arbre ou un palmier chez lui, dans sa cour ou au bord de la rue, sous l'appui éclairé de la mairie, en peu de temps cette cité peut devenir toute verte.
Il faut encourager la culture du recyclage.
Les vieux métaux peuvent s'utiliser pour fabriquer des poubelles qui seraient éparpillées dans toutes les artères. Le tri des déchets revêt une grande importance : les matières organiques peuvent être transformées en compost pour nourrir nos arbres plantés de tribord et de bâbord.
La volonté est en hibernation et peut se réveiller à partir des cris intelligents. Ensemble, faisons des Gonaïves une ville propre, verte, sportive, touristique et prospère. Chaque geste compte, chaque citoyen est une force, et chaque énergie positive peut devenir un moteur de transformation.
Par Dr. Ed Exil-Noël.